En hommage à Talal El-Hassanieh.
Talal le bohémien, l’érudit, le sage qui avait une âme d’enfant.
Si généreux, si lucide, si avisé…
Tellement plein d’amour et de tolérance envers les autres qui le lui rendaient bien, surtout les jeunes, auxquels il a beaucoup appris, mais dont il apprenait énormément aussi.
1959 a été, semble-t-il, une belle et riche année dans ta vie, Talal. En 2006, l’épreuve du « open hart » a été surmontée en grande partie, à Ain Ouzain, ton village natal.
Un an après, un chauffard en a décidé autrement. Il t’a fauché sur un de ces trottoirs sur lesquels tu avais pris l’habitude de faire de longues marches pour roder ton tout nouveau cœur.
Un de ces jeunes que tu aurais pu rencontrer à ton QG, le Torino, au lieu d’avoir rendez-vous avec la mort.
Ain Ouzain
Selon certaines sources, le nom de Ain Ouzain découlerait du mot d’origine syriaque « ain osé », désignant la lance, et plus exactement, la pointe de la lance et aurait été obtenu au terme d’une lente transformation sémantique, selon d’autres, le mot se référerait plutôt à « l’œil de l’oie ».
Cela pourrait être, tout simplement, deux lettres de l’alphabet.
C’est, en tout cas, et quelque soit l’origine de son appellation, un charmant petit village de quelques 1600 habitants, juché à 1050 mètres d’altitude, dans un cadre verdoyant comme il y en a encore au Liban dès que l’on s’éloigne un peu de la capitale envahie, étouffée, par le béton, qui se distingue par son style architectural, mélange de tradition et de modernisme.
Lorsque l’on observe le village en amont, les toits de ses bâtiments soulignent sa présence en formant un horizon de tuiles rouges.
D’une superficie de 500 hectares, le village de Ain Ouzain (caza du Chouf, mohafazat du Mont-Liban) est situé à une cinquantaine de kilomètres de Beyrouth et à neuf kilomètres de Beitedine, son chef-lieu.
Le caza du Chouf est l’un des six cazas de la mohafazat du Mont-Liban. Le fleuve Damour marque sa limite nord, et El Aouali, sa limite sud. Il s’étend de la cote méditerranéenne à l’ouest, pour remonter vers les sommets de la montagne du Barouk qui marquent sa limite orientale, à 2000 mètres d’altitude, et regroupe plusieurs villes ayant joué un rôle essentiel dans la politique libanaise sous le règne ottoman, telles que Baaqline et Deir El Qamar, qui sont devenues aujourd’hui des centres d’activités touristiques et culturelles.
Ain Ouzain est accessible par les routes du Barouk, de Deir el Qamar-Kfar Nabrakh, de Jezzine-Moukhtara, de Baaqline ou encore de Beitedine, une région qui correspond bien aux descriptions des orientalistes romantiques du 19eme siècle, une des plus belles du Liban, ayant préservé ses espaces verts et l’architecture villageoise.
On trouve à Ain Ouzain de nombreux vestiges archéologiques comme les traces du passage d’une antique source d’eau datant de l’époque phénicienne, par exemple, des jarres romaines, des grottes et des cimetières anciens, de vieilles tombes creusées dans la pierre, des pressoirs de caroubiers ou encore, les vestiges d’une mosquée aujourd’hui disparue. Le village se modernise tout en gardant son exquis caché et regroupe un grand nombre d’associations éducatives, sociales et sanitaires dont l’ « Association Sanitaire des Druzes », association privée la plus importante au niveau régional. De plus, une unité de traitements des déchets hospitaliers sera bientôt implantée dans son hôpital.
Repose bien, Talal, dans ce petit coin de paradis au si joli nom.
mardi 12 juin 2007
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