Vendredi Saint ou Lundi de Paques?
La grande question que voila !
Les gens tombent comme des mouches, le pays va à la dérive, l’économie à vau-l’eau, les armes affluent de toutes parts, le terrorisme métastase, des morts, des estropiés des traumatisés…et quel est le souci majeur de nos chers ministres ?
Vendredi Saint ou Lundi de Paques?
C’est du délire ! De qui se moque-t-on ?
Je me demande ce que les libanais ont fait de mal pour que tant d’épreuves leurs soient envoyées. Je me demande si nous méritons les souffrances qu’on nous inflige, le sort qu’on nous réserve.
21 juin. Fête de la musique. Fête des barrages et des chicanes inutiles, fête de la fouille : de la voiture, du sac à main, du corps…au prochain attentat arrivera-t-on jusqu'à nous fouiller le trou du c ???
Témoignage d’un témoin oculaire qui a eu les tympans atteints lors du dernier attentat qui a coûté la vie a Walid Eido, son fils et bien d’autres innocents : Ce monsieur était en train de se faire minutieusement fouiller la voiture afin d’avoir le droit d’entrer au bain militaire lorsque l’explosion a eu lieu à quelques mètres de là. Comble de l’absurde !
Cependant, si tout craque, si tout cède, nous serons balayés…Il convient donc de résister et de ne pas désespérer.
Petite bonne nouvelle dans tout ce marasme, un joyau architectural du Beyrouth des années 20 et 30 est sauvé. L’immeuble Barakat, construit sur le bien-fonds numéro 1237, devenu ces dernières années un dépotoir et ayant subi des dommages importants durant la guerre civile, a été récupéré par la Municipalité de Beyrouth qui va en faire un « Musée de l’histoire de Beyrouth ». Merci Bertrand Delanoé !
Une belle maison bourgeoise de style néo-ottoman, construite en deux temps :
- Par Youssef Aftimos, pour commencer, en 1924, grand nom de l’architecture libanaise, connu pour y avoir introduit le style mauresque et ayant à son actif aussi, le bâtiment de la Municipalité de Beyrouth, construit en 1927, et le Grand Théâtre, en 1929.
- Terminée en 1932, par Fouad El Kozah.
Cet immeuble résidentiel est situé à l’intersection de la rue Sodeco et de la rue de Damas, laquelle séparait en deux la capitale durant les guerres successives de 1975 a 1990, exactement sur ce qui a été appelé, à l’époque, ligne de démarcation, ou ligne verte. L’immeuble fut occupé par les milices et les francs-tireurs dans les années 70 et servit d’avant-poste défensif jusqu'à la fin des années 80. Sa façade, qui n’était plus qu’un décor criblé d’impacts d’obus symbolisant cette guerre violente et fratricide, est actuellement recouverte d’un beau trompe-l’œil fort prometteur.
Etant arrivés à un point ou à force de ne plus croire en rien, on est prêt à croire en tout….
Ce véritable projet muséologique est en bonne voie et déjà sur les rails, et ce, avec la collaboration de la Direction Générale des Antiquités et la contribution des différents savants et archéologues qui ont participé aux fouilles du centre-ville dans les années 90.
Il faut impérativement préserver la mémoire culturelle et présenter un tableau global de l’histoire de Beyrouth.
L’immeuble va donc être réhabilité et le musée comprendra, en sus des deux bâtisses dont il est constitué, un patio intérieur avec verrière et un autre édifice qui sera probablement construit à l’arrière, sur la partie du terrain qui donne sur la rue Monnot.
Les salles d’expositions contiendront des objets retraçant l’histoire de Beyrouth à travers les ages, allant du néolithique jusqu’aux temps modernes (le mandat français, la guerre civile), en passant par les différentes étapes, byzantine, islamique, araméenne, phénicienne, perse, hellénistique et romaine. Il y aura aussi des salles de conférence, de projection, un café, une librairie, des boutiques….
L’ouverture de ce « Musée de la Mémoire » aurait du coïncider avec les jeux de la francophonie qui sont censés avoir lieu au Liban du 6 au 19 septembre 2009.
J’avis oublié que l’on pouvait faire des projets à si long terme !
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